WE Morvan du 8/9 Aout 1998

Il est chaud mon Morvan, il est chaud !!!

Laurent DEMAS - Agnès Angrand

Semaine chaude. Semaine très chaude. A tous points de vue. Le point culminant ayant finalement été ce week-end pendant lequel il aura fallu faire preuve de beaucoup de résistance et de courage, voire d'inconscience pour tenir le coup jusqu'à la fin. Sauf si on est très copain avec un chameau.

La chaleur, qui allait donc être l'élément principal de ce week-end dans le Morvan mis sur pied par Agnès et Laurent, s'était déjà manifestée dés le vendredi via le net. Certes avant ça, il y avait bien eu quelques discussions animées sur le comment du pourquoi de la répartition des vtt et des personnes dans les voitures (et que j'te mets 5 personnes plus 3 vélos moins 2 sacs dans une voiture et je retiens z-un...) mais Gérard, le fouteur de merde du jour, comme il le dit si bien allait saupoudrer la belle organisation de Laurent de grains de sable perturbateurs en exigeant des prestations supplémentaires (une voiture pour lui tout seul, une chambre pour lui tout seul, une masseuse pour lui tout seul, que Lolo bourre moins (à vélo),que JMI ne dise aucune histoire de cul, que JLD se teigne en roux,... bref des trucs irréalistes), un acte que seul l'Amour et à la rigueur une perte partielle des facultés mentales (ce qui revient à-peu-près au même) sont capables de provoquer chez un vététiste normalement constitué (ce qu'est à-priori Gérard). Bref, il n'y aura pas eu trop de tout l'après-midi pour qu'on puisse enfin trouver les voitures nécessaires et finalement se retrouver tous vers 22h00 porte d'Orléans pour le départ.


Ce we promettait aussi d'être chaud de par la nature des participants et de leur propension naturelle à préférer les sorties sportives et donc à emmener de gros braquets plutôt que d'emmener leur nécessaire de couture. Laurent est d'ailleurs THE right man pour gérer ça; avec lui, pas de concession, pas de prise de tête, on sait qu'on ira jusqu'au bout même si on ne sait pas dans quel état. Et comme Agnès, la co-organisatrice, si elle n'a pas la puissance de son Barthez-à-elle, n'en demeure pas moins une championne de l'endurance, on savait donc à quoi s'en tenir.


La journée de samedi a commencé difficilement, Jean-Luc étant pris dés le matin d'une bouffée de délire para-militaire et nous improvisant un réveil très pêchu agrémenté de cris de primate dégénéré. A mon avis, l'air de Pau doit être un peu trop pur pour lui... Après un p'tit-déj' sur la terrasse, petite séance de remise en conditions des vélos qui ont plus ou moins bien supporté le voyage en voiture, notamment celui de Jean-Luc.


Et nous voila partis pour... 2 km de vélos que nous allons faire à-peu-près en une demi-heure. Juste le temps pour JL de s'apercevoir que sa roue libre est beaucoup plus libre que prévu, puis pour Gilles B (dit "Billou") d'inaugurer la série de crevaisons de la journée. Mais ce n'était qu'un début, nous avons continué le combat... pendant un bon gros 1/4 d'heure, avant que Agnès D. ne m'appelle à l'aide, sa puissance légendaire ayant eu raison d'un maillon de chaîne, probablement cassé en deux d'émotion à la vue des deux si beaux mollets de miss cannon. Après ça, la ballade prenait enfin sa vitesse de croisière, c'est-à-dire une succession de côtes assez difficiles et parfois longues, de superbes paysages, et de crevaisons à répétition. La palme revenant à Gilles Paul (ou gilpol ou dgipi ou dgip, c'est comme vous voulez mais la mode semble être au "dgip"), qui crèvera 4 fois malgré les recommandations plus qu'insistantes qui lui ont étaient prodiguées de gonfler ses pneus avec les 3 kilos réglementaires.


Signalons la pause de midi qui a eu lieu au pied d'une chapelle située à un point culminant qui nous donnait un panorama merveilleux sur le Morvan. Il aura tout de même fallu se taper 2 bons kms de grimpette pour arriver à ce point de vue et les visages (et les poumons) seront assez marqués une fois en haut. C'est d'ailleurs ici, à 200 mètres du sommet que Jean-Mi (fucking superman is back) me grillera froidement, sans un mot, moi qui ait tant fait pour lui. Aucune reconnaissance...

L'après-midi se passera difficilement entre la chaleur insupportable, les crevaisons, les arrêts-ravitaillement et une fatigue lancinante. C'est Gilles B qui en subira les plus gros effets et il devra finalement couper au plus court vers le gîte.


L'après-vtt permettra de se remettre un peu de nos émotions et douleurs avec un aller-retour au lac de Chaumeçon pour une trempette dans de l'eau bien fraîche (avec un glaçon, svp). Puis un p'tit verre au café à Brassy tout en suivant les exploits de Nono (le chien de Sylvie (la copine de Gégé (le p'tit trapu perturbateur, grimpeur, vététiste et photographe))) voulant à tout prix se taper Malabar (chien(ne?) au moins 2 fois plus gros) qui manifestement avait la migraine ce jour là!

Le soir, le repas fut très tranquille si on met de côté les discussions plus que houleuses entre Sylvie et Yves d'un côté et les histoires plus que douteuses de Jean-Mi et Laurent à l'autre bout de la table.


Le lendemain, réveil à peine plus soft (ah, y'en a qui sont très matinaux au CIHM !) pour s'apercevoir très vite que la chaleur serait encore plus éprouvante le dimanche. Mais c'est pas 2 p'tits rayons de rien du tout qui allaient arrêter le cihm et notamment l'organisateur Laurent. Si dans les coulisses, il se disait qu'on aimerait mieux faire juste 25 kms et passer l'après-midi au bord du lac, par contre dans la tête de Laurent, c'était très clair: les 50 bornes prévues seraient faites qu'il neige, qu'il vente, voire même qu'il fasse soleil! Et on les a fait... plus ou moins facilement suivant les personnes mais on les a fait!

Au niveau des crevaisons, c'est Yves qui prendra le relais de Dgip, nous dévoilant par la même, des chambres à air vert pomme et transparentes (c'est pratique: comme ça, on voit l'air à l'intérieur) du plus bel effet.

Après une matinée passée à grimper des côtes, à s'arrêter pour prendre de l'eau, accessoirement à faire des batailles d'eau, le pique-nique s'est fait au bord d'un étang, chacun cherchant un carré d'ombre salvateur. C'est là que Jean-Mi nous racontera sa blague très "profonde" et très fraîche concernant un âne qui préfèrerait les mouchoirs plutôt que les draps... enfin, vous lui demanderez de vous raconter, il le fait très bien. C'est aussi là que Gégé nous quittera parce qu'apparemment il aurait des choses "urgentes" à faire le soir même à Paris (et ta soeur!).


Profitant de la douceur (!) du début d'après-midi, nous reprimes notre ballade histoire de voir si la chaleur était la même un peu plus loin. Et elle le fut! On emprunta les mêmes chemins que la veille mais dans l'autre sens. C'est là, quand j'ai vu les pentes qu'on a descendues et donc qu'on avait montées la veille (vous me suivez?), que je me suis dit qu'on était vraiment des bons! En toute modestie.

Au niveau de la forme des participants, chacun aura eu ses (petites) périodes d'euphorie plus ou moins longues et ses (grosses) périodes de (grosse) faiblesse. Il s'est avéré quand même très costaud, ce week-end! La mort dans l'âme, je dois quand même encore faire une petite remarque à propos du maintenant surpuissant Jmi qui nous a mouché Laurent et moi en haut d'une belle côte, après 50 bornes il avait toujours une pêche d'enfer ce p'tit... enfin cet athlète... but I fuck him.


Le retour au gîte sera super. Déjà parce que, c'est sympa de suer sur son vtt mais ça fait plaisir aussi quand ça s'arrête. Surtout quand ça fait 15 kms que Laurent vous dit qu'il reste 5 à 6 kms et que vous commencez à en avoir sérieusement plein le dos. Ensuite parce qu'on a eu l'idée de se prendre une douche directement au tuyau d'arrosage, à l'eau froide, chacun son tour, et ça c'était vraiment super, ce sont des petits moments de plaisir qu'on apprécie énormément, même encore maintenant en y repensant à froid.

Le retour vers Paris se fera tranquillement, de nuit, non sans s'être arrêté en cours de route à Avallon pour avaler un petit diner certes, mais aussi surtout pour la mise au point compliquée des comptes, ce qui prendra à-peu-près tout le repas, les esprits étant semble-t-il, un peu marqués par les efforts répétés de la journée.

Philou